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L’Union Locale CGT vous accueille …

L’Union Locale CGT de Trappes SQY vous accueille :

  • Le mercredi matin de 9h30 à 12h00 lors de sa permanence syndicale destinée à accueillir et à aider les syndiqués dans leurs démarches revendicatives, administratives et prud’homales.
  • Le mardi de 09h00 à 12h00 et à partir de 16h00 (après la tenue du Bureau) uniquement sur rendez-vous afin d’aider les syndicats, sections syndicales et les syndiqués qui souhaitent s’organiser au mieux dans leurs entreprises (organisation des élections professionnelles, rédaction de tracts, tirage de tracts, organisation d’une section syndicale ou d’un syndicat, organisation d’un congrès, etc …). Plus largement, nous aidons les salariés qui le souhaitent à se syndiquer à s’organiser et à se défendre.
  • Tous les autres de la semaine, uniquement sur rendez-vous et en fonction des disponibilités de chacun des Camarades militant à l’Union Locale.

Pour les prises de rendez-vous, il suffit d’envoyer un petit courriel ici !

Nous vous précisons que les militants de l’Union Locale sont des salariés comme vous et qu’à ce titre, leur présence dans les locaux de l’Union Locale dépend de leurs obligations professionnelles dans leurs entreprises et de leurs obligations personnelles.

Ainsi, vous pouvez laisser un message en dehors des horaires de présence au 01 30 62 82 17 ou faire un courriel à contact@ul-cgt-trappes-sqy.fr !

Le bureau de l’Union Locale.

SOUTIEN AUX GREVISTES CONTRE LA LOI TRAVAIL

Bonjour,
Sur notre périmètre de Trappes, un certain nombre de travailleurs sont en grève reconductible contre la Loi Travail, plus connue sous le nom de Loi El Khomri. Nous sommes bien conscients qu’il est difficile pour certains salariés isolés, certains salariés dans les très petites ou dans les petites structures de faire grève. Il n’en reste pas moins que le rapport de force du monde du travail face aux attaques auxquelles il est confronté est primordiale.
Il nous semble indispensable de rappeler que ce rapport de force existe et, au delà, que le monde du travail peut s’organiser tout seul pour rappeler à chacun que ce sont les travailleurs qui concoctent quotidiennement la soupe dans laquelle mangent le patronat et la finance.
Puisque le patronat dispose des cordons de la bourse, les travailleurs n’ont bien souvent d’autre moyen pour subsister que de se rendre au travail, pour autant ils n’adhèrent pas au sort qui leur est réservé. Et s’y opposer par la grève est un sacrifice financier qui pose néanmoins les jalons d’une contestation profonde.
L’Union Locale CGT de Trappes SQY fait un appel à la solidarité pour ceux qui ont la possibilité de s’organiser dans leur entreprise et d’y faire grève pour tous. Ces travailleurs défendent une cause qui nous est commune et qui, au delà des possibilités de chacun, permet de marquer les esprit et d’éveiller notre condition de travailleurs et notre conscience de classe.
Ils ont nos milliards et nous sommes des dizaines de millions pour les créer. Nous pouvons nous organiser en dehors de leur système pourvu que nous voulions gagner.
 
L’Union Locale CGT de Trappes en appelle donc à votre solidarité sur le secteur de Saint-Quentin-en-Yvelines, si vous ne pouvez faire grève, pour appuyer nos revendications communes et faire en sorte que la bagarre tourne en notre faveur. Nous sommes tous concernés !
 
Très fraternellement.

 

Pour aider les Camarades grévistes à tenir : c’est ici !

GATTAZ FAIT UN ULTIMATUM ET LES TRAVAILLEURS S’EXÉCUTENT !

Télécharger le pdf ici !

Le patron des patrons, Pierre GATTAZ, met en garde le gouvernement : le projet de la Loi Travail doit revenir à sa forme initiale, faute de quoi … Le patronat ne siègera plus aux négociations sur l’assurance chômage !

Chiche ! Puisque le patronat prétend vouloir sortir des négociations sur le système d’assurance socialisée en France (assurance chômage, assurance maladie, assurance vieillesse, etc.) : alors allons-y !

Non seulement la gestion de nos assurances sociales nous revient de plein droit puisqu’il s’agit de nos salaires socialisés et donc de nos propres ressources, mais en plus nous en avons assez mangé de ce paritarisme imposé par ce même patronat qui n’a en fait de cesse que de le mener à la ruine pour mieux le privatiser !

Alors vos réunions paritaires, Monsieur GATTAZ, puisque vous menacez de les quitter, nous allons au moins être d’accord ! Vous voulez prendre la porte et nous vous y invitons !

DÉCRÉTONS DONC LA FIN DU PARITARISME !

Vive la Sécurité Sociale des travailleurs pour les Travailleurs et par les Travailleurs !

Et il est un point que Monsieur GATTAZ a oublié d’aborder : les 30 milliards de cotisations pillées aux salariés sur le compte du CICE.

C’est autant de cotisations qui passent des caisses de nos assurances sociales dans la poche du patronat : un million d’emplois … Tel était le slogan fanfaronné par GATTAZ !

Le constat est sans appel : moins de cotisations pour plus de chômeurs. Le patronat est une fois de plus disqualifié !

ET AVANT DE SORTIR DE NOS CAISSESVOUS SEREZ PRIÉS DE REMBOURSER LE TROP PERÇU !

DE TOUS BORDS, UN SEUL ET MÊME OBJECTIF : LA MISE AU PAS DU MONDE DU TRAVAIL

Télécharger le pdf ici !

N’en déplaise aux partisans de la conciliation, il est temps de faire un constat factuel de la situation : le patronat est à la manœuvre jusque dans les couloirs feutrés des palais de la République ! Et bien au-delà …

Peu importe le niveau de décision, les enjeux et le vocabulaire restent les mêmes :

    • Réduction des déficits,

    • Réduction des coûts,
  • Déréglementation du travail,

  • Favoriser la concurrence,

  • Augmentation de la productivité,

  • Eradication des acquis sociaux,

  • Etc …

Du coeur de l’entreprise aux palais de la République chacun chante la même chanson : le travail coûte trop cher en France.

Ce discours est martelé sans cesse dans les médias du matin au soir, dans les communications internes des entreprises : « il nous faut faire des économies ». Il n’est pas un endroit où la propagande de culpabilisation ne vienne nous rappeler que nous sommes une charge.

Pourtant, il est une réalité qui est passée sous silence parce qu’elle est un danger réel pour les tenants du pouvoir :

SEUL LE TRAVAIL CRÉER DE LA RICHESSE !

Partout, des salariés aux retraités, en passant par les fonctionnaires ou les bénévoles, quiconque effectue un travail créer directement ou indirectement de la richesse.

  • Les salariés dans les entreprises tout d’abord parce qu’ils sont les seuls à créer la valeur ajoutée qui permet à un collectif de travail, l’entreprise dans lequel ils contribuent, d’avoir quelque chose à vendre. De l’ouvrier, qui fabrique, au commercial qui vend, chacun permet au collectif de travail de produire et de distribuer un objet manufacturé ou un service qui peut alors être vendu.
  • Dans le système capitaliste, ce collectif de travail est subordonné à un dirigeant ou à un groupe de dirigeants qui prend de façon unilatérale les décisions essentielles pour le collectif de travail (organisation, stratégie, orientations, etc …). Chacune de ces décisions a un impact sur le collectif lui-même et sur chacun de ceux qui le composent : les salariés.

    Comment se fait-il que, dans ce que l’on appelle une démocratie, les salariés n’aient pas leur mot à dire sur l’avenir du collectif auquel ils appartiennent ?

    Comment est-il possible qu’une personne ou qu’un petit groupe de personnes qui ne participe pas à la production ou à son organisation directe puissent dicter de façon autoritaire les orientations de tout un collectif ?

  • Les fonctionnaires et les agents du Service Public, eux aussi, créent de la richesse. Dans chaque hôpital, chaque établissement scolaire, chaque administration, chaque entreprise de transport collectif, les fonctionnaires et les agents s’attachent à soigner, à former ou à simplifier la vie de la force de travail.

    À l’heure où les Services Publics ne sont présentés que comme des coûts pour la collectivité, il est temps de remettre les choses dans le bon sens : tout service public rendu à la société participe à son organisation, à sa régénération et à son bon fonctionnement.

    Le patronat et les politiques pourront bien dire à qui veut l’entendre qu’il s’agit d’un poids considérable, ils en oublient quelques vérités : l’éducation fournit aux entreprises des jeunes travailleurs formés ; les hôpitaux soignent et régénèrent la force de travail ; les entreprises de transports publics permettent à chacun de se rendre sur son lieu de travail, et donc, ils permettent la production de valeur ajoutée.

  • Les retraités participent activement à la création de richesses parce qu’ils réinjectent leurs pensions dans l’économie bien sûr, mais surtout parce qu’ils tiennent une place importante dans les associations et qu’ils déchargent ainsi la collectivité d’un certain nombre de tâches qui lui incomberaient autrement.

Dans ce cadre-là, qui est très précisément le notre, il est temps de s’interroger sur la légitimé de ceux qui nous gouvernent (des entreprises aux institutions) et qui tiennent les cordons de la bourse que nous remplissons par notre travail.

UNE QUESTION ESSENTIELLE : LA SUBORDINATION À UNE CASTE ILLÉGITIME DOIT-ELLE PERDURER ?

→ DANS LES ENTREPRISES

Les directions sont systématiquement constituées sans que les salariés n’aient mot à dire. Qu’il s’agisse de directeurs nommés par un conseil d’administration – qui ne participe pas à la création des richesses – ou par l’État dans le cas de grandes entreprises publiques, ou encore de cadres supérieurs : on impose au collectif de travail des individus dont les objectifs n’ont rien à voir avec ceux du collectif de travail lui-même.

De toutes les manières, le collectif de travail doit néanmoins se soumettre aux orientations dictées sans concertation ces directions, même lorsqu’elles vont à l’encontre de ses intérêts, ou de sa propre pérennité.

Si la loi impose aux directions d’entreprises d’organiser un semblant de démocratie dans des instances représentatives du personnel (IRP), il n’en reste pas moins que ces IRP restent des organes consultatifs dont l’avis n’intéresse pas les directions.

Partout où elles existent, lorsque leur avis est sollicité, s’il va à l’encontre des projets de la direction, cette dernière n’est pas tenue d’en tenir compte. Chaque délégué du personnel pourra en témoigner : les IRP se sont depuis longtemps transformée en de vulgaires chambres d’enregistrement de doléances, sans qu’une once d’obligation ne soit faite à la direction d’en tenir compte.

Ainsi, alors que les travailleurs élisent leurs représentants qui n’ont de toute façon pas voix au chapitre, qu’ils sont les seuls à créer la richesse, pourquoi les travailleurs doivent subir le diktat de conseils d’administration hors-sol, d’individus isolés qui possèdent, sans le consentement du collectif de travail, le pouvoir décisionnaire et qui peuvent imposer à quiconque des directives quelqu’elles soient, sans avoir à en répondre ?

→ DANS LES INSTITUTIONS

Tout comme dans les entreprises, les institutions politiques défendent des intérêts qui ne sont pas ceux du monde du travail.

Les institutions, qu’elles soient françaises ou européennes, ont été créées – sous un aspect pseudo-démocratique – par le Capital, pour le Capital. Elles sont garantes de l’ordre établi en s’appuyant sur le fait que chaque parti institutionnel – c’est-à-dire reconnu légitime par le Capital – y joue son rôle.

Bien qu’elles soient élues et qu’elles s’appuient sur cet état de fait pour se légitimer, il nous faut constater que le taux d’abstention augmente d’élection en élection. Et pour cause …

  • De mensonges en programmes non tenus, l’imposture des partis institutionnels arrive à bout de souffle et peine à masquer ses travers : la servitude vis-à-vis des marchés et du patronat.

  • Chaque réforme ou orientation politique vise à remettre en cause toutes les conquêtes sociales gagnées le monde du travail. Il en va de la réglementation du travail, mais aussi des prestations sociales dont les cotisations payées par les travailleurs échappent totalement à la loi des marchés puisqu’elles sont gérées en dehors du système.

La loi EL KHOMRI succède à l’ANI, au CICE, aux lois MACRON et REBSAMEN, chacune d’entre elle représente un recul important pour le monde du travail au profit du patronat qui en réclame toujours plus … Et le gouvernement s’exécute, tout comme ses prédécesseurs.

Jamais un tel mandat ne lui a été donné, et le gouvernement qui s’inquiète du mouvement social qui gronde, instrumentalise les attentats de novembre 2015 pour faire inscrire dans la Constitution l’État d’Urgence. Il s’agit pour lui de verrouiller la possibilité de manifester et de remettre en cause sa propre légitimité et celles des instutions.

L’imposture se fait au grand jour à présent et nul ne peut plus ignorer que les institutions sont au service du Capital.

Pour autant, les budgets de l’État est directement issu de nos impôts et des richesses que nous créons toujours et encore. Quelle légitimité les partis institutionnels ont-il à gérer pour le compte d’un tiers notre propre bourse ?

UNE CRISE QUI N’EST PAS LA NOTRE ET UNE CONCURRENCE QUI NOUS DESSERT

La confiscation des budgets par les institutions pour le compte du Capital trouve comme prétexte la « crise ». Celle-ci dont on nous rappelle à tous bouts de champs qu’elle finira par passer si – et seulement si – les travailleurs acceptent de faire des efforts, n’a pour origine que le système capitaliste lui-même.

Pourtant, ces budgets nous appartiennent collectivement et nous devons faire le constat que ceux à qui nous en confions la gestion les maltraitent et en reversent une partie toujours plus grande directement dans la poche du patronat.

  • Diminution drastique des budgets pour les Services Publics avec suppression massive de postes à la clé ;

  • Restrictions sur les prestations sociales alors que notre contribution reste la même ;

  • Remise en cause du principe de solidarité collective au profit de systèmes capitalisés (et donc rentables pour les marchés) ;

  • Remboursement de la dette impossible, car elle a été contractée sur les marchés (sur décision politique) et qu’aucun parti institutionnel ne veut la remettre en cause – tant sur son fondement que dans sur son illégitimité – !

Dans le même temps, le patronat continue de délocaliser, de détruire de l’emploi, d’aggraver la situation ici tout en se garantissant des bénéfices de plus en plus importants. La crise ne s’applique que pour le monde du travail car, dès lors que nous devrions faire toujours plus d’efforts, les rentiers et les actionnaires continuent d’accroitre leurs revenus issus des bénéfices de notre production de richesses.

La mondialisation et la concurrence organisées par les capitalistes sont les deux mamelles d’une recette miracle pour le Capital :

  • Elle sert de prétexte à la destruction d’emplois en France par des délocalisations qui seraient « contraintes » pour maintenir un bon taux de rentabilité des entreprises, et donc assurer des revenus confortables pour les actionnaires.

  • L’augmentation constante du chômage de masse permet ici d’accroître la concurrence entre les travailleurs et d’exercer un chantage permanent conduisent à la diminution des salaires, à la dégradation des conditions de travail et l’augmentation infinie de la productivité.

QUELLES PERSPECTIVES POUR LE MONDE DU TRAVAIL : EST-IL POSSIBLE DE CHANGER LA SOCIÉTÉ ?

Si la loi El Khomri met le feu aux poudres, elle n’est en fait que le révélateur d’une politique générale qui dure depuis des décennies, il ne s’agit que d’une continuité politique qui n’a rien à voir avec la droite ou la gauche, mais qui continue d’assurer l’accomplissement d’une politique de classe !

Le compromis est rompu et les confrontations des intérêts de classe s’aiguisent : le bloc dirigeant, qui pourrait sembler inébranlable, l’est pourtant totalement, car nous avons pour nous la force du nombre et la force du porte-monnaie. La création de richesses : c’est nous ; l’économie : c’est nous !

Nous devons arrêter de dire ce que nous ne voulons plus. Il est temps pour nous d’affirmer haut et fort ce que nous exigeons ! C’est à ce prix que nous trouverons collectivement la force de reprendre ce qui nous appartient : les richesses et le pouvoir de les gérer pour l’intérêt de tous.

Qu’il s’agisse de l’entreprise ou des institutions, nous avons la possibilité de dire stop ! Exigeons un véritable changement de société en reprenant les rênes des entreprises et des institutions.

Il ne s’agit pas là du simple retrait d’une loi ou de la démission d’un ministre – qui sera de toute façon remplacé par un autre qui assurera la même continuité – !

Nous pouvons créer des institutions du Travail, où seuls des représentants du monde du Travail pourraient y être élus pour diriger sous mandat impératif et donc révocables à tout moment.

Nous retrouverions ainsi une véritable souveraineté populaire, c’est-à-dire la capacité de décider ensemble de la gestion des richesses que nous produisons, et donc de notre avenir ! C’est cela la démocratie !

Alors, et seulement alors, nous pourrons imposer l’avènement de droits nouveaux pour tous ceux qui produisent de la richesse utile à tous.

JEUDI 31 MARS, TOUS À PARIS !